La Veuve - Corneille

mercredi 22 avril 2009

Autour d’une veuve enfin libre, une jeunesse dorée vit ses premières émotions amoureuses… Ils aiment ou croient aimer… platoniquement, passionnellement, charnellement.

Mise en scène : Jean-Louis BIHOREAU

Assistante à la mise en scène : Nelly MORGENSTERN

Avec

Célidan : Adrien BIENVENU - Alcidon : Guillaume CLERICE - Doris : Laure EGOROFF - Amarante : Carole GRAND - Chrysante : Noémie LANDREAU - Géron : Fabrice MARTINEZ - Nérine : Nelly MORGENSTERN - Philiste : Lukasz MUSIAL - Lycas : Yolana PRESSON - Florice : Blanche de SAINT-ROMAIN - Clarice : Audrey SOURDIVE.

Lumières et Régie : Romain JOCRISSE-ZURLINDEN

durée : 1 h 45

Lieu et date des représentations : Hôtel Gouthière - 6 rue Pierre Bullet - Paris 10e, du 6 juillet au 30 juillet 2006 à 19h.

Pierre Corneille – 1606/1684

Quelle image peut-on avoir de Pierre Corneille lorsque l’on a 20 ans ? Je crains que ce ne soit celle de l’homme qui, courtisant « Marquise », lui écrivait : « Souvenez-vous qu’à mon âge, vous ne vaudrez guère mieux ».

Trois siècles plus tard, « Marquise » lui rétorquait par Tristan Bernard et Brassens interposés :
« J’ai vingt six ans mon vieux Corneille et je t’emmerde en attendant ».

Vingt-six ans ! C’est même à vingt-quatre, en 1630, que le jeune Corneille entame sa carrière d’auteur dramatique. C’est dans la dizaine d’années qui suivra que se situe la jeunesse de Corneille.

Durant ces dix années, il produit essentiellement des comédies, faisant fi de la règle des trois unités, courant de succès en succès jusqu’à L’Illusion comique en 1638 et l’apothéose du Cid en 1637.

1631, La Veuve

La Veuve, troisième pièce de Corneille date de 1631 : Il a vingt-cinq ans… Ses personnages n’en ont guère plus, ils sont confrontés aux premières émotions amoureuses ; ils aiment ou croient aimer… Platoniquement, passionnellement, charnellement, respectueusement… Une veuve ! Jeune comme celle de La Fontaine ou comme Célimène, débarrassée d’un riche et vieux mari !
« Veuve, et qui ne doit plus de respect à personne » s’écrie-t-elle.

Dégagée de l’autorité parentale, dégagée du devoir de chasteté, libre enfin ! Jeunesse dorée, certes, et peu préoccupée des problèmes extérieurs – guerres aux frontières, révoltes paysannes etc. – trichant avec la vie, avec l’amour, se mentant à eux-mêmes dans la joie, la bonne humeur, la truculence… Tout cela pourrait déboucher sur un drame comme dans Les Tricheurs, film à succès de Marcel Carné à la fin des années cinquante, alors que sévissait la Guerre d’Algérie ! C’est précisément dans ces années cinquante que nous situerons l’action.

Nous sommes loin du « Bonhomme Corneille » chrétien, patriote, attaché aux valeurs traditionnelles, qui, sous l’emprise du « démon de midi » courtisera la Marquise Du Parc, comédienne chez Molière et qui, ironie du sort, deviendra la maîtresse du jeune et séduisant Racine, sans atteindre l’âge de la déchéance que lui prédisait Corneille.

Jean-Louis Bihoreau

Le spectacle en images...


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